Les 4 heures du Castellet
9 septembre 2017

Une bien belle reprise !

Un bien beau week-end sauf quand il pleuvait... à ne pas mettre un anglais dehors.

Les premiers frimas arrivent déjà, marquant non seulement la fin d'une belle période estivale, mais surtout la rentrée des classes (des écoles ! pas des personnes bien habillées... loin de là, à part peut-être pour Gérald R. dont l'élégance naturelle fait de lui le digne successeur de Georges Clooney, qui a bien baissé il faut le reconnaitre, soyons honnêtes, ça ne sert à rien de se mentir... enfin ! ).

Pour certains, dont nos progénitures, la rentrée des classes rime avec horreurs et châtiments, et pour d'autres cela fait écho avec la reprise de la saison des Fun Racing Cars. Ces derniers ont trouvé l'été bien long. Leur femme aussi d'ailleurs, obligées de passer ces longues journées, rendues pourtant agréable par le soleil qui leur caresse délicatement leur peau à peine couverte par ce petit négligé en dentelle, avec ce mari qui se laisse aller autant au rosé qu'à l'embonpoint. Toutes ces nuits aux côtés de ce mammifère bedonnant ronflant et suintant l'alcool... De nombreux appels nous ont été passés durant cet été par des femmes désespérées qui souhaitaient que nous démarrions la saison en avance. Non Madame Roches, ce n'est pas possible !

Mais ce week-end... oui ! C'était la reprise !

Les élèves des FRC ont repris le chemin des circuits avec une joie immense et un sourire démesuré. Heureux qu'ils sont de retrouver l'odeur de l'asphalte encore brulant de leurs exploits personnels.

Et une reprise haute en couleur, tant par la qualité incommensurable des pilotes présents que par leur nombre. Pour cette rentrée nous avions rendez-vous sur le circuit Paul Ricard du Castellet, à un jet de pierre de Bandol, sa mer et ses plages, ses criques, sa Kima, ses rosés, ses jupes, et ses rouges aussi. Ils sont devenus complètement fous avec leurs rouges. On ne sait pas si c'est par pur chauvinisme ou par délire total dû à une surexposition prolongée au soleil mais avez vous vu le prix qu'ils le vendent leur Bandol rouge. Ils voudraient en plus nous le faire passer pour un Hermitage. Ils craquent complètement ! Parlez en à Polo, il va vous expliquer...

Revenons à nos plus saines préoccupations.

Nous étions donc réunis sur l'un des plus beaux circuits du Monde pour la 5ème course de la saison.

30 Mitjet 2L Endurance et 75 Fun Cup, soit quelques 350 pilotes réunis sur l'un des temples français du sport automobile : un plateau exceptionnel qui illustre à lui seul la qualité des Fun Racing Cars. Car oui c'est bien de là qu'elle vient cette qualité : de ses pilotes. Non pas de la performance dont ils sont capables au volant, même si certains brillent à travers les chronos (ils se reflètent sur la vitre), mais de l'état d'esprit dont la majorité fait preuve, et du nombre toujours croissant de ceux-ci. Car ce qui compte réellement au delà du volume, c'est l'ambiance qui règne sur la piste et dans les paddocks : c'est ce qui fait la force de ces week-ends de pur bonheur. Bonheur qui ne se laisse pas bouder par quelques gouttes d'eau. Même si elles sont nombreuses et grosses. Même si elles sont très nombreuses et très grosses. Même si elles sont très très nombreuses et très très grosses. Même...

L'émulation était donc immense vous l'aurez compris. Pour une reprise, elle était de taille. Et pas qu'elle.

Désormais en forme de tradition sur ce circuit, nous commencions dès le vendredi soir par un peu de détox afin de se libérer des excès de la période estivale. Apparemment il n'y a pas eu trop d'excès cet été, si nous en croyons le nombre de participant à cet exercice. Nous ne prendrons pas en compte les 172 pilotes qui se sont excusés de leur absence car le train, l'avion, le poney, est arrivé un rien en retard, mais le temps de rejoindre le circuit ensuite... impossible d'être là à l'heure pour courir, et c'est le plus grand regret qu'ils ont eu depuis cette défaite aux billes dans la cour de récréation contre Jérémy qui était décidément imbattable à cette époque.

Le pauvre Lionel G. était vraiment triste d'avoir manqué cette détox, alors qu'il n'en a pas nécessairement besoin, alors que MarcO P., qui lui en a bien besoin, n'était pas triste du tout soyez-en rassurés. Ça ne rassure d'ailleurs pas du tout sa femme, mais en même temps nous étions nombreux à lui dire qu'elle faisait une bêtise mais bon c'est elle qui a insisté, et en plus elle a dit oui, donc maintenant elle paie, c'est tout ! Immédiatement après, pour ceux qui ont couru (comme Gérald), les autres dont Polo y étant déjà, opération tox avec apéritif de rigueur et moultes libations en suivant.

Et le lendemain matin...

Le soleil ne se lève pas ! Mais alors pas du tout !!! Du tout...
Les prévisions ne sont pas bonnes du tout, et pour une fois ils ont eu raison. Dommage.

Le début des festivités est amorcé avec les Mitjets qui s'élancent pour une séance d'essais qualificatifs.
Comme de coutume, ceux qui prétendent à la victoire tentent de truster les premières placent.
Les autres sont résignés mais s'amusent gaiment au volant de ces petits bolides.

La 999 de TFE est la plus rapide à cet exercice, suivie de près par la 70 de DNS et la 40 de ZOSH DIROB. La 42 de MT Racing est en embuscade avec la 97 de Orhès DALAVALLE. Cyril S. est en embuscade aussi, mais pour moins se faire repérer il se met plus loin dans le classement. Ne le répétez pas... c'est une ruse !

Les promesses commencent à être tenues et les premières gouttes arrivent.
La mise en grille de Mitjet se fait sous une pluie soutenue.

La mine de certains commence à se décomposer : la perspective annoncée n'est pas réjouissante et les performances de certains sous la pluie sont relatives.

Tout le monde se met dans l'ordre, et s'élance derrière le leading car. La pluie s'intensifie.

La meute est lâchée sous une belle ondée maintenant. Jusqu'ici tout va bien. Rien à signaler sur ce départ. Sage. Bloup.

Les premières boucles s'enchainent et l'intensité du rythme décroit au fur et à mesure que celle de la pluie croit.

L'intensité est telle que le safety car est obligé de sortir.

Après quelques tours la piste devient impraticable, même sous safety car. Le drapeau rouge vient alors interrompre cette course aquatique. Il faudra attendre près d'une heure pour que les choses reviennent dans l'ordre, avec même quelques timides rayons qui tentent une sortie qui peine à réussir. La course est relancée, toujours dans le calme et la discipline pour deux heures et demi.

La météo ne viendra plus perturber la course, jugeant qu'elle l'avait déjà largement assez fait jusque là.

Les meilleurs ayant pu surnager, grâce à leur masque et leur tuba notamment, se sont imposés dans cette course mouvementée balayée par les éléments. La 79 d'AGS s'impose, devant la 8 d'AGS qui pourtant en impose, et la 97 d'ORHES.

On notera pour l'anniversaire de notre ami Franco L. (et de Franck E. aussi bien sûr) une très belle course qui leur offre la 4ème place devant la 999 de TFE. La 28 de Yokohama Norev aurait été mieux classée si Axel F. n'était pas resté coincé...

Point final d'une course mouvementée, qui au final termine en beauté.
L'ensemble des pilotes est rincé dans tous les sens du terme.
Autant d'eau pour Polo... ce n'est pas conseillé !
Il pourrait devenir potomane !!!
Oh my god !

 

Podium Fun Cup - Magny-Cours 2014PODIUM
MITJET 2L ENDURANCE
GÉNÉRAL

1er - 79 - AGS EVENTS 3
2e - 8 - AGS EVENTS 1
3e - 97 - ORHES-GROUPE DALLAVALLE

PODIUM
MITJET 2L ENDURANCE
MÉDIAIRE

14e - 54 - AGS EVENTS 2
15e - 27 - SKR EPRIM
16e - 100 - ORHES-SCHOOL44-STEPHYA

L'enchainement quasi immédiat avec les Fun Cup se fait dans le froid et l'angoisse du retour de la pluie.

Sauf pour Olivier P. Pas d'angoisse. Il ne peut pas pleuvoir sur la voiture d'Olivier P. Celui-ci ne veut pas ! La pluie ne peut pas tomber sur la voiture d'Olivier P. Elle fait autrement. Elle se débrouille.

Avec 75 voitures en totale symbiose, le déroulement de ces essais qualificatifs, ne comptant pour rien puisqu'il y a un tirage au sort et c'est là surtout que l'on réalise que c'est une bonne chose, se passe à merveille. Jusqu'à ce que la pluie revienne mais cela était prévu. Et comme il n'y que dans ce sens qu'ils ne se trompent pas, nous y avons eu droit. Plouf. Beurk. Un peu dans la douleur quand on vient au Castellet aussi pour trouver le soleil et la mer... mais bon !

Une petite hâte que le damier mette fin à ces conditions et que l'ensemble des convives puisse s'adonner à une activité qu'ils maitrisent tous à quelques rares exceptions (comme cet énergumène de Fred D., que même Angus lui en interdirait d'écouter ses riffs) à savoir l'apéritif (avec ou sans alcool mais plutôt avec globalement (mais avec modération... ou sans ! )). C'est sûr que certains maitrisent mieux cette dernière activité que la Fun Cup. On ne peut être bon partout comme disait Sylvain C., mais pas forcément pour lui bien évidemment.

Le résultats de ces essais pour ceux que cela intéresse, peu nombreux j'en conviens, fait la part belle à la 400 de DNS, suivie de la 888 de AC Motorsport, et la 404 du Groupe Lemoine, la 405 de Defi Baticonfort et la 911 de SPI.

La 261 de Black Cofigex is Beautiful est derrière la 193 de Tetris. Et les vociférations, rappelant le râle de Poumba en rut, du prince des Sables d'Olonnes ni changeront rien au désespoir de l'aiglon de l'Algarve du nord à gauche du Portugal. Et le troisième nous demanderez vous à juste titre : diabolo secoué par les spasmes incessants de ses ricanements.
Quel attelage !

Les difficultés de certains sont effectivement certaines : avec la pluie ça glisse !

Voile pudique, et ça arrange bien certains qui emballent, sur le reste de la soirée. Leurs têtes au petit matin du départ parlaient à elles seules. On aurait dit les petits pinceaux ! Qui ces derniers ont été fidèles à leur réputation qui désormais relève de la légende. Faciès du matin à l'appui. Dimanche matin le soleil se lève ! Et c'est beau ! Et c'est apprécié... à l'unanimité !!!

Les rayons de l'astre solaire nous caressent doucement l'échine. On en ronronnerait presque de plaisir. Ou de soulagement. La mise en grille démarre dans la sérénité. Le tirage au sort, réalisé par une main innocente, avait favorisé la 192 de Auvergnateam (ce qui atteste de l'honnêteté du tirage au sort : jamais un auvergnat n'aurait déboursé un centime pour acheter la pole position, ni rien du tout d'ailleurs...).

La 255 d'Allure Team, pour leur retour en terre française complète la première ligne. La 165 d'Eagle Racing pour fêter l'absence de Régis est en deuxième ligne avec la 888. Et comme disait Didier M., quand Régis ne vient pas... les huitres non plus !

Quelle misère !

La 42 des Opalines n'a jamais été aussi près de la ligne de départ. Le vertige... La 135 du haut de sa quatrième ligne ne craint rien grâce à un Didier R. qui permet à cet équipage de toujours figurer en bonne place dans les classements. Magnifique septième ligne pour Groupauto et l'excellent réseau Top Garage chez qui vous trouverez toute l'assistance et tous les services de vos rêves pour vos petites merveilles. En plus ils sont sports car ils pourraient être devant s'ils le souhaitaient mais ils préfèrent laisser la place aux autres. Le sens du service jusqu'au bout !

La 405 de Defi Bati est à la 16ème ligne. Nous entendons d'ici les mauvaises langues et nous préférons y répondre immédiatement : l'absence de Pascal A. n'est pas due au fait qu'il ne pourra pas être vainqueur de la saison 2017, car les Juliens n'ont même pas réussi à gagner toutes les course. Pas du tout ! Il était ce week-end au mariage de sa sœur ! Impossible d'y déroger. Et c'est quand même la moindre des choses qu'un fils unique assiste au mariage de sa sœur ! Quand même ! La mise au point méritait d'être faite et ainsi de faire taire les ragots surtout venant de ceux qui sont toujours les mêmes, du Portugal, de la Corse ou d'ailleurs !

Petit coup de chapeau à notre équipage 100% féminin des Ladies First qui ne brille pas aux premières places mais tout le monde s'en fiche car elles font parties de ceux et celles qui s'éclatent le plus. Et c'est ça qui compte ! Alors que quand Olivier P. s'éclate ça en met partout ! Tout ce petit monde se met en place rapidement : quinze minutes de mise en place pour 75 voitures et le tout dans l'ordre. Ils sont bien disciplinés ces pilotes. Certains ont du mal quand même à trouver leur ligne, parce que si je suis 59ème, et que l'on met deux voitures par ligne, dois-je me mettre sur le numéro 59 ou sur le numéro 29,5 ? Le leading car est prêt. La double file des voitures est immense à l'infini. La meute s'élance doucement. L'anaconda du Var serpente le long des 15 virages avant de surgir à nouveau sur la ligne de départ et de s'élancer pour huit heures de course. Le leading car disparait. Le directeur de course agite son drapeau vert et la pédale de droite s'enfonce automatiquement jusqu'au plancher. Et pendant ce temps, pour son grand retour, l'abbé L. tise. Quelques uns, de peur d'abimer cette pédale d'accélérateur, n'appuient que modérément dessus ; pas du tout par crainte de ce premier virage gauche qui fait un rien penser à la place de la Concorde aux heures de pointe et sans priorité à droite. Le départ se déroule à la quasi perfection. Comme dans un fauteuil. Il faut serrer un peu les fesses, mais comme dans un fauteuil (étroit). La direction de course ayant bien serré les vis, les vices et les vîts, la course s'est déroulée globalement dans un très bon esprit.

Comme nous sommes déjà mercredi et que les performances de chacun n'appartiennent qu'à ceux-ci, et que ce qui est au Castellet reste au Castellet, le directeur de course agite en tous sens le drapeau à damiers sur le vainqueur de la course qui a été plus rapide que les autres, sinon il n'aurait pas gagné.

Très très belle course. Vraiment.

Il a fait beau les gens étaient contents !

Surtout la 888 AC Motorsport vu qu'elle a gagné, la 298 de No Limit Racing vu qu'ils terminent deuxième, et la 404 du Groupe Lemoine vu qu'ils sont troisième. Les frères n'auront pas de timbale sur la 275 de Zosh Dirob terminant quatrième, même si Didier R. a tout fait pour rattraper leurs erreurs mais cela n'a pas suffit.

La 405 de Defi Bati avec une belle course en suivant et puis vient gentiment la 9 des SPEBI, où là si on met cela au regard de leur hygiène de vie cela relève tout simplement du miracle. Nous pourrions largement leur donner la première place (dans un classement relatif), après peut-être un Julien S. qui rentre quand même dans la catégorie des solides...

Polo pas mal quand même. Il faut dire que le dernier qui a voulu le suivre est devenu aveugle... MarcO P. a insisté lourdement afin que nous soulignions que la 193 de TETRIS termine 7ème, soit dix places devant la 261 de Black Cofigex is Beautiful, ce qui est énorme.

Selon Gérald la 114 d'Eurodatacar aurait pu mieux faire que 12ème, si l'abbé ne tisait pas. Sur la 165, en l'absence de Régis, c'est au tour de Christian de faire le c... Equipage solidaire et homogène : il y en a toujours un pour le faire.

La 259 des Mc Do aurait voulu mieux finir que 21ème mais les autres n'ont pas voulu.

 

L'essentiel reste et demeure : la satisfaction totale de la quasi totalité entière de tous. Le bilan de ce week-end : on a eu un peu peur à moment donné, mais cela s'est arrangé, et on a passé un top week-end en toute intimité, entre 350 pilotes, dans la plus grande convivialité.

What else ?!?

Avec 60 Fun Cup et 25 Mitjet à Ledenon, on se prépare un bien beau week-end encore, avec quelques invités surprise, fort sympathiques de surcroit.

 

PODIUM
FUN CUP
GÉNÉRAL

1 - 888 - AC MOTORSPORT 3
2 - 298 - NO LIMIT RACING 1
3 - 404 - GROUPE LEMOINE

PODIUM
FUN CUP
CORPORATE

1 - 911 - SPI 2
2 - 191 - SPEBI 2
3 - 45 - PORSCHEPIC

PODIUM
FUN CUP
MEDIAIRE

38e - 44 - MTE RACING 1
39e - 60 - DEFI 60
40e - 13 - SKR-CPM-SMMC-ETR

PODIUM
FUN CUP
LUCKY

59e - 282 - YOKOHAMA NOREV
58e - 187 - PP81 - NATIKA
66e - 296 - OCELEC BY DN'S