Les 4 heures de Spa Francorchamps
1 et 2 avril 2016

C'était bien "une fois" !

Cette locution belge qui permet de souligner familièrement le fait qu'effectivement c'était vraiment bien, correspond parfaitement à ce week-end que nous venons de passer sur le circuit de Spa Francorchamps.

Décidément, cette année 2016 est riche en nouveauté : une escapade exceptionnelle (par le plaisir pris sous ce soleil salvateur) à Dubaï avec 33 Fun Cup, les Mitjet n'avaient pas de crème solaire (sic ! ), et là, après plus de 15 ans d'attente (enfin ! ) une course commune avec le championnat belge de Fun Cup sur ce circuit ô combien mythique de Spa. Les Mitjet, ne craignant pas le froid, étaient de la partie.

Quel bonheur (encore !) de se retrouver dans ces vallons ardennais, encore largement fréquentés par des sangliers au poil hirsute. Le jeudi, pour ceux qui n'étaient jamais venus dans ce temple de l'automobile mondiale, et qui s'étonnaient devant tant de verdure chatoyante, la réputation du circuit n'a pas failli et leur livra une explication qui s'imposa tout de suite comme une évidence : un temps abominable toute la journée, mêlant pluie et froid, jusqu'au comble... la neige pour l'installation en fin de journée ! Aujourd'hui on en rit de bon cœur (mais pas trop sur l'instant)... C'est difficile à croire après cette journée, mais ensuite, soleil et température en hausse, nous ont permis de passer un week-end fort agréable (voire inespéré) de ce point de vue.

Pardon d'insister ainsi mais la météo, c'est sacré !

Vendredi 1er avril ...

De bonnes conditions donc pour accueillir nos 25 Mitjet 2L Endurance, et un plateau en forme de répétition générale des 25h en Fun Cup avec... 84 Fun Cup !!! Une quasi équité de représentation de part et d'autre, avec 40 équipages belges. Une réussite totale qui fait de cette ouverture de saison, la 4ème en Mitjet et la 15ème en Fun Cup, un événement unique... sur un circuit au tracé incomparable. Nous l'avions dit et répété à l'ensemble des protagonistes : c'est une aire de jeu comme il n'en existe que peu dans le monde, mais il faut le vivre pour le mesurer pleinement. Certains en frémissent encore de plaisir.

Le vendredi était dédié aux essais libres multiples et variés permettant de se familiariser avec les 7 kilomètres rapides et techniques où l'excès de confiance en ses performances est interdit.

Les résultats sont comme la météo : variables.

En revanche les retrouvailles sont chaleureuses et sincères. Tous sont heureux de se revoir en ce week-end qui marque le début de la saison. On est même heureux de voir Pascal A. Chaque année nous en sommes surpris...

L'ambiance est réellement bon enfant. Il n'est pas de rivalité ou d'animosité. Dès le mercredi soir, certains, dont Polo et Laurent D. pour ne pas balancer, ont largement arrosé ces retrouvailles. Mais le jeudi d'autres s'y sont mis aussi. Aussi le vendredi. Le samedi. Le dimanche. Certains ont cumulé. Bref, ils étaient vraiment content content content.
C'est aussi l'une des composantes majeures de l'esprit des Fun Racing Cars.
On s'amuse autant dans la voiture qu'en dehors.
Mais revenons après ces tergiversations à nos agneaux.

Le vendredi en fin d'après midi se tenaient les essais qualificatifs de la Mitjet.

La 70 de 4-Race s'empare de la pole avec celui que Mark Zuckerberg va expulser sous peu pour harcèlement collectif et victoire immodeste.
Juste derrière la 999 de TFE avec celui que Mark Zuckerberg recherche pour défaut de communication et victoire trop modeste. Et à la troisième place, la 7 de BLB avec un Michael B. auteur de temps de folie ! La playstation a dû chauffer tout l'hiver... ma parole !

Mais ne vous y trompez pas, les autres ont très bien roulé aussi. Mais moins vite. Mais pas de beaucoup. Pour ceux qui aiment les mathématiques, et ils sont peu nombreux, 5 voitures sont dans les mêmes 5 dixièmes, et 9 sont dans la même seconde, soit 36 %. Et c'est beau à voir !

Pour fêter ces retrouvailles, à l'image d'Astérix fêtant la fin de chacune de ses aventures, nous avions organisé un "banquet". Toujours dans la tradition de l'irréductible gaulois nous avions bâillonné le barde Matthieu V. Le blanc était même un peu trop frais, rapport à la température extérieure mais ce fut un très agréable moment de convivialité (de plus !).
La convivialité a cessé dès le lendemain pour le briefing : 8h du matin.
Un scandale !
Une honte !
La Cour Européenne des droits de l'homme a été saisie et la seule vision de la tête des pilotes constitue une preuve suffisante de ce crime odieux.

Le déroulement du brief se fait dans un silence quasi religieux.

Les connexions ne se font pas partout.
Certains sont même en cours-jus.

La mise en grille s'effectue dans l'ordre, le calme et la pression monte.

Départ lancé.

Tout le monde scrute le virage de la source, qui comme chacun sait n'a pas été conçu pour passer à quatre de front. Nickel ! Un début de course d'une fluidité absolue, mais avec un rythme très élevé. Comme le soulignait un nouveau venu... "Wahouh, c'est un sprint de 4 heures en fait !" La course était très belle, dans ce théâtre superbe, en bref... un terrain de jeu parfait pour les Mitjet ! Les meilleurs ont tout donné. Les moins bons aussi. La victoire revient (malheureusement pour nos oreilles et celles de Thierry P. car il est toujours plus près de la source sonore) à la 70, devant la 13 de SKR Juliette, et la 7 avec un Michael B. véritablement au meilleur de sa forme.

Nous en étions persuadé, mais maintenant c'est certain : les Mitjet à Spa, c'est le pied !

Et comme disait le grand Jacques... Au suivant !

Les pilotes de Fun Cup arrivent au briefing pour, à leur tour, recevoir la bonne parole (même si tout le monde ne la comprend pas). Et ça fait du monde : environ 300 pilotes ! Des petits, des grands, des minces, des gros, des laids, des beaux... et certains petits, gros et laids. Mais la performance n'attend pas la grâce du pilote... et c'est tant mieux ! Après ce plaisir, joie, fierté, de voir autant de pilotes réunis sous cette même bannière de la Fun Cup, les pilotes s'en retournent à leurs voitures pour prendre part aux essais qualificatifs.

Quelques uns se sont fait des entorses du cerveau, d'autres des fractures ouvertes, et les autres ont lâché après "bonjour et bienvenue". De toute façon Pascal A, il a Freddy qui gère. Pascal R. il a Julia, mais il essaie quand même. Les pilotes sont en liesse. La joie est palpable. Il n'y a pas qu'elle... Les résultats de ces essais bien qu'indicatifs nous donnent des indications. Ils auraient pu nous inciter s'ils avaient été incitatifs. Dommage. La deux cent septante wouit de Acome décroche le meilleur temps devant la deux cent nonante et un de Bustin et la 219 de TFE. La deux cent octante cinq de 8KS Corse est quatrième. La 911 de SPI clôture le quinté. On peut dirent que ces derniers caressent l'espoir, à défaut de caresser autre chose, de gagner. Mais ils ne sont pas les seuls... Comme à l'ordinaire un tirage au sort détermine la grille de départ. Le tirage est effectué de façon originale cette fois : un tir au ballon (les pipes n'existant pas en Belgique) avec le numéro de départ placé à l'intérieur du ballon. Un beau moment de rigolade.

Et seulement trois blessés (tenir un volant et une carabine... c'est pas toujours évident, pourtant on leur avait même mis une lunette sur la carabine, mais ça n'a pas suffit).

Pour fêter ces retrouvailles, à l'image d'Astérix fêtant la fin de chacune de ses aventures, nous avions organisé un "banquet".
Toujours dans la tradition de l'irréductible gaulois nous avions bâillonné le barde Jérôme D.C.

Le blanc était à peine frais, rapport à la température extérieure plutôt douce, ce fut donc un très agréable moment de convivialité (de plus (de plus !)). Tous ces représentants de l'élite du pilotage mondial se mêlent oubliant leurs nationalités et leurs différences : il n'est plus de belges, de français, d'anglais ou autre...

Seulement des Fun Cupiens et c'est émouvant.

Les pilotes quittèrent la place avec regret, l'attachement à cet asphalte ardennais étant si fort, pour aller s'éparpiller dans les forêts locales. Retrouvant leur terrier ils sombrèrent rapidement dans un sommeil inhabituellement long et mouvementé, le métabolisme de certains n'étant pas accoutumé à autant d'heures de sommeil. Ça dort pas beaucoup les dresseurs de juments normalement. Le stress du lendemain matin, de la performance à tenir, des miracles à accomplir, du monde à sauver, ont poussé les pilotes à se terrer dans leur couchage de bonne heure... mais tous n'ont pas la même gestion du stress. Prenez par exemple les ouvreurs de coquillage : le stress est dilué, noyé, dissout, et recraché intégralement.
Pas un pète de jeu l'bonhomme !
C'est solide.
Mais ça cherche longtemps son hôtel...

Avis aux plus jeunes qui nous lisent : ne tentez pas de reproduire cela faute de quoi vous pourriez y laisser la vie. Ça demande de l'entrainement pour supporter le stress !!! Donc le lendemain matin le soleil se lève. Enfin pas tout de suite... Mise en grille finger in the nose (non... ailleurs plutôt). Le peloton s'élance pour le tour de lancement, serpentant le long des lacets et méandres des combes au bus stop, tel l'anaconda qui s'ébroue dans l'amazone encore fumant du matin.

Le leading car s'efface devant la meute.
Le feu bicolore change de teinte.
Le départ est lancé pour 8 heures.
A ce rythme ils ne vont pas tous tenir.
Je vous le confirme par avance sans trahir de secret.

En même temps les p'tits pinceaux n'ont jamais fini une course sans rectifier l'aérodynamique de la voiture.
Un très beau départ bien ordonné.
Et maintenant on serre les fesses et on attend qu'ça passe !

Et c'est là que très rapidement les représentants de chez Stand 21 arrivèrent... rodant autour des pilotes comme... comme ça ! Voilà ! Nous jèterons un voile pudique pour ne pas choquer les âmes sensibles et rapport aux jeunes qui se délectent de cette lecture abondante et ennuyeuse. La course bat son plein.

La tension est toujours à son comble : qui remplacera Brian Johnson ? Il y a 36 ans, au pied (ou le coude) levé il remplaçait Bon Scott, et maintenant l'histoire se répète... c'est un truc de DINGUE ! La rumeur la plus avancée parle d'Axel Rose. Non mais Axel Rose quoi ! Pourquoi pas se laver les roues au détergent ?!? Si c'est ça il va faloir repeindre le casque de Fred D. qui soit dit en passant est évidemment l'un des plus beau casque du paddock, à part pour les sourd et les malentendants (nous rangeons dans les malentendants les hommes et femmes de peu de goûts). Comment la tournée va-t-elle se poursuivre ? Ça c'est une tension insoutenable !

A côté de savoir si Jérôme D.C. va enfin rouler plus vite que le lapinou à Spa... là y a pas de suspense !
Néanmoins vous noterez que le dit Jérôme D.C. se fait de plus en plus discret : on ne l'entend plus l'aiglon de l'algarve !

Sage comme une image.

Depuis qu'il brille sur la piste : il ne boit plus, il ne gueule plus, il ne plus !
La performance rendrait-elle triste ?
Vous me ferez deux pages pour Dijon sans sauter de ligne !

Pendant ce temps et pour des soucis d'efficacité, une question de temps, et surtout car nous n'avons rien vu de la course et pas par manque de volonté mais plutôt rapport au temps immense dépensé avec les représentants de Stand 21. Du coup ayant loupé la quasi totalité de vos exploits, je ne vais pas vous en parler. Exception peut-être faite pour les Spebi, dont je peux vous dire (sans le savoir) qu'il y a un truc qui a gêné Jean Pierre R., alors que pourtant il était super bien, et que du coup il n'a pas pu l'éviter, et c'était moins dangereux de rentrer dedans que de l'éviter, donc il est rentré dedans, mais en fait c'est plutôt pour nous rendre service sinon les dégâts auraient été plus importants.
Vraiment trop raisonnable Jean Pierre R. !
Merci !

Une autre image quand nous fermons les yeux est celle, délicieuse, d'Olivier P. (et ça pour le coup nous avons assisté à la scène) au changement de relais, qui gare la voiture devant le stand, se détache rapidement (ou presque), se tourne un peu (beaucoup demande trop d'effort), se penche légèrement en arrière (beaucoup c'est trop fatiguant), écarte largement les bras, et se met à hurler sous son casque : "Sortez môaaaaaaaaaaaaaaaa !!!"
Enormissime !!!
Génial !!!
Superbe !!!

La réincarnation du duc d'Orléans himself !!!
Ah les gueux !!!

Du coup, comme nous vous le précisions en infra, et sans vouloir paraitre insistant, voire lourd, les représentants de Stand 21 nous ont bien occupé, tout ça pour vérifier si les français étaient bien montés... dans la voiture, et du coup nous n'avons vu que peu de vos exploits, et pourtant nous aurions adoré. Et vu que le site de la Fun Cup belge est certainement plus à la pointe des performances sur la piste que sous la tireuse à bière, nous vous invitons à vous délecter de sa lecture pour savoir qui a doublé qui et dans quel virage. Nous pouvons quand même vous signifier qu'après une lutte de haute volée c'est la 291 de Bustin by DNS qui s'impose devant la 911 de SPI, et la 289 de Concept Expo by Milo. La course était très belle, il a fait beau les gens étaient contents.

Quel week-end de ouf, dis !
De dingue, fieu !

Les mots nous manque pour vous dire combien c'était excellent, et ça tombe plutôt bien car le temps nous manque aussi vu les nombreuses relances d'impatients qui veulent des news !

Les meilleurs des meilleurs seront bien sûr à Dijon, mais d'ici là travaillez bien mais surtout n'allez pas sur Facebook.

 

PODIUM
MITJET 2L ENDURANCE

1er - 70 - 4-RACE
2e - 999 - TFE
3e - 7 - SKR BLB

 

PODIUM
FUN CUP
GÉNÉRAL

1 - 291 - Bustin By DN S
2 - 911 - SPI
3 - 289 - Concept Expo by Milo

PODIUM
FUN CUP
FUN

43e - 95 - Jobar Team
44e - 140 - Magic French Fries
45e - 192 - Auvergnateam

PODIUM
FUN CUP
FRANCE

1e - 911 - SPI
2e - 261 - Défi Baticonfort
3e - 24 - Petrolheads