Les 4 heures de Dijon
11 avril 2015

UN WEEKEND EN TERRE DES DUCS

En ce vendredi ensoleillé les bleus et blancs de l'île de beauté s'apprêtent à monter dans l'avion en direction de la capitale.

Au même moment nous posons le pied sur l'asphalte brulant du circuit de Dijon, tremblant encore du duel Arnoux - Villeneuve. Deuxième rendez-vous de cette saison de Fun Racing Cars : au programme 4h de Mitjet, 22 voitures au départ, et 8h de Fun Cup en 2 courses de 4 heures, 43 voitures au départ.

Un bien beau week-end en perspective.

Le moral est au beau, un peu comme pour ces jeunes corses, la fleur au fusil, certains d'aller corriger les parisiens.
Ce vendredi après midi, vers la fin, se déroulent les essais qualificatifs de la Mitjet. La surprise est déjà au rendez-vous puisque l'inattendu Matthieu V. signe la pole position. Les corses auraient déjà pu y voir un mauvais présage...

Juste derrière lui la 42 et la 69 de MT Racing dans un mouchoir de poche.
Les mouchoirs serviront d'ailleurs un peu plus tard pour les bleus et blancs.
Le dresseur de pouliches enragées, Clément D., s'accorde la 5ème place juste derrière la 71 de DNS Racing.
A noter la 48 de MT Racing qui est 18ème, remplissant ainsi tous les objectifs fixés par le team manager.

Ce qui ne sera pas le cas des joueurs de cette équipe insulaire jouant à 11. Les essais s'étant parfaitement déroulés, nous enchaînons promptement avec quelques libations dont nous tairons les détails afin que la réputation des différents protagonistes n'en soit pas entachée, surtout vu l'état de Vincent R. et Pascal R. pour ne pas les nommer. Tonton Yvan pourra être fier du petit Yann E. qui a refusé en bloc tous les verres tendus. Ce qui n'a pas été le cas d'Alain F. entre autres Julia R.

 

Une bonne (on parle de qualité ici, pas de quantité) nuit de sommeil là-dessus et le lendemain il n'y parait plus rien... ou presque !
De toute façon personne ne voit rien ce samedi matin. Il tombe une pluie fine à moins fine, mais toujours froide, sur nos têtes bien faites. Le plafond est bas dans le ciel, mais pas que. Les pilotes de Mitjet s'apprêtent à prendre le départ de cette course de 4 heures. Chez certains la panique est intégrale (pour une fois qu'ils sont censés). L'humilité pointe le bout de son nez avec l'humidité. Les grandes bouchent se ferment les unes après les autres.

 

La grille se met en place. Les 14.722 spectateurs venus spécialement pour l'occasion n'y tiennent plus face à ce suspense insoutenable. La tension est palpable. La tension est à son paroxysme. L'attention grandit. Attention... et c'est le départ !

Excellent départ du premier qui vire en tête, tout juste d'une tête devant le deuxième alors que le troisième est à la lutte. Derrière on y voit goutte, tant le nuage d'eau nous aveugle. Ce qui est rassurant c'est que les pilotes eux aussi n'y voient rien. Vu la qualité du départ, quasi parfait, ce n'est d'ailleurs pas pire que quand certains y voient. Nous tenons peut être la solution.

La course bat son plein.
François G. bat sa coulpe, alors que d'autres mettent bas.
La 164 de Delorme Compétition tient les commandes devant la 71 et la 46 de Modena Motors.
La 69 fait tout ce qu'elle peut, performance à mettre en lumière à la lecture des excès de la nuit.
Cela pourrait être donc laaaaaargement pire : ils sont 9ème.

Les voitures se doublent, se redoublent, parfois se dédoublent. Il pleut toujours, il fait toujours froid.
On devait pas aller à Dubaï ?

Gérald R. n'a rien fait pour briller ce week-end, en tout cas rien ne méritant de figurer dans ces illustres lignes, ou du moins rien de dicible, mais il nous faut tout de même rendre les honneurs au local de l'étape et surtout au grand sportif qu'il est. Il rend toutes ses lettres de noblesse au sport automobile, pour le moins son élégance et sa distinction, sa finesse d'esprit en fait l'une des têtes de pont de l'élite française (merci de ne pas changer la première lettre !). Ceux qui vous diront le contraire ne sont que de vils jaloux aigris, rabougris par le poids des âges et la rancœur contre mère nature qui les as si mal dotés, venant généralement du Portugal ou des Sables d'Olonne.

Bref, pour ceux qui s'interrogeaient encore, notre Gérald R. a été superbe encore ce week-end.

Et pendant ce temps me direz vous...?

Et bien le damier s'abat sur cette trèèèèès belle course lors de laquelle il a plu durant les trois quarts, et où il a fait froid durant l'intégralité.
La 71... n'a pas gagné. Victime d'une défaillance mécanique.
Ce qui a bien fait les affaires de la 46 qui du coup en a profité pour gagner.
La 16 de Première Ligne, qui n'était pas partie en première ligne, est deuxième juste devant le troisième, la 70 de 4-Race. Nous aurions pu fabriquer un podium pour la belle quatrième place de la 28 de Yokohama remontant de la 8ème ligne.
Tous les espoirs sont permis pour la prochaine course.
Belle performance de la 77 de Tetris SKR 5ème devant la 999 de TFE.

La joie se lit sur les visages et c'est tant mieux.

PODIUM COURSE
MITJET 2L

1 - 46 - MODENA MOTORS
2 - 16 - 1ERE LIGNE
3 - 70 - 4-RACE

Pendant ce temps, les premiers fanatiques ayant traversés ce bras de Méditerranée qui les sépare de la métropole, bercés tant par les vagues que par les illusions d'une victoire, se dirigent béatement vers le Stade de France. Ce stade qui a comblé tant de spectateurs pourrait bien être le lieu de la consécration suprême pour ce club, que dis-je ce club, pour ce peuple de guerriers fiers, durs et sauvages. Tous bardés de bleu et de blanc. Le visage peint. L'air éveillé par le houblon frais (que de vertu pour cette céréale divine, dont celle d'éveiller l'esprit du spectateur de football, une prouesse jamais égalée). Un habitant sur trois a fait le déplacement pour l'occasion, sans compter les expatriés, les déracinés de force par une vie qui n'épargne personne les obligeant à respirer les particules fines parisiennes au lieu des embruns des cochons sauvages transformés avec talent par les plus grands charcutiers dont le savoir faire se transmet de père en fils depuis des générations, bref environ 223.452 personnes selon le président du club de Bastia, un homme mesuré s'il en est quand on sait que le stade plein comme un œuf en contient 82.000.

Bref tout le monde se prépare pour cette victoire tant attendue.
Bref la pression monte.

Puis vient le temps des Fun Cup avec son florilège de couleurs et de bonne humeur.

On se précipite sur la piste avec l'insouciance de la jeunesse. Quelle délectation. Baudelaire en aurait sublimé l'instant. Nous nous contenterons d'en narrer maladroitement les quelques anecdotes glanées lors des déambulations à travers ces stands désordonnés mais riches de sincérité et de fraternité. La traduction de ces mots maladroits, et à l'attention des quelques rares qui n'ont pas encore bien saisi le propos de ces lignes, est simple : ces lignes ne relatent en rien le déroulement de la course étant donné que nous n'avons rien vu de la course. A quoi servent-elles alors ? Seriez-vous en droit en nous rétorquer. La réponse à cette question est encore un profond gouffre à l'obscurité insondable. Il est certaines choses dont on ne peut expliquer ni l'existence, ni l'origine. Elles existent c'est tout. Les premiers essais libres livrent une première impression des velléités de chacun et de chacune. L'adage selon lequel vouloir c'est pouvoir a été pondu par un penseur jamais sorti de son salon et qui surtout ne faisait pas de course automobile, et surtout pas de Fun Cup.

Prosternez-vous gens de chez Spebi devant votre maitre incontesté, le grand l'immense, Jean Pierre R. qui signe le meilleur temps. Comme disait mon grand père : une bonne reculée la veille remet le facteur sur le vélo ! A moins que ce ne soit mon oncle... Jacques ? Tati ?
Deuxième place pour la 261 de Défi 6-Baticonfort, devant la 199 du Groupe Lemoine.

L'enchaînement se fait automatiquement sur les essais qualificatifs permettant de déterminer la base du tirage au sort qui lui seul détermine la grille de départ de la course 1, puis de la course 2 qui est une course différente de la course 1, puisqu'elle s'appelle 2, mais vraiment différente car ce sont deux courses qui n'ont rien à voir entre elles puisqu'elles sont différentes.

TFE avec la 219 sort son jockey et s'accorde la pole devant la 261 et la 274 d'Allure 2.
La 140 de Spebi s'accroche à la quatrième place.

Prosternez-vous salariés de Spebi, qui lisez ces modestes bafouilles, devant l'impérial Jean-Pierre R. !!!

Le Patron Jean Louis A. pour son grand retour parmi ses amis est 18ème sur la 133.

La pluie a cessé depuis la mi-journée.

 

Le froid persiste.

Régis les Huitres, après de superbes performances dignes d'un Stirling Moss au meilleur de sa forme, se met à l'ouverture, après avoir fermé les portes, de ces magnifiques et non moins délicieuses Papin. Les meilleures huitres del mundo !!! Matthieu V. en a même récupéré les coquilles vides pour faire un abat jour dans son nouveau jardin. Vive la retraite ! Pendant que le feu fait rage, calmé par les merveilleux flacons en dégustation de nos amis des Opalines, le tirage au sort se déroule dans un calme religieux.

La 202 de Orhès Stephya pour le plaisir de notre ami Salim B. est en pole devant la 165 de PHD Racing. Le paquet est mis pour que ce dernier termine devant la 193 de Tetris (si tout roule.... ment).
Deuxième ligne pour la 275 de Zosh Groupe Dirob et la 140 de Spebi.

5ème place pour la 60 de Defi 1 pour que notre Olivier P. en grande livrée puisse briller de milles éclats. Ce dernier nous rappelait à juste titre et il convient de le souligner largement : être client de Cofigex ne coûte pas d'argent ! Vous gagnez de l'argent en en donnant à Cofigex tant la qualité des conseils vous permet d'optimiser votre entreprise ou votre fiscalité personnelle.
Merci Cofigex !
Encore !!!

Et c'est à ce moment là que les joueurs foulent la pelouse de Saint Denis pour la finale de la Coupe de la Ligue. Intense émotion qui étreint toute l'île de beauté. A deux doigts du titre. La consécration qu'ils méritent depuis si longtemps. En tout cas, ils la méritent largement plus que ces parisiens du PSG, mercenaires sans âme au service d'un business aveugle.
La soirée se déroule plutôt calmement pour l'ensemble des convives. Au lit de bonne heure et quasi sobre, vu les espoirs nourris. Au sec les pinceaux. On embrasse la miniature finement ciselée de Notre Dame du Puy en Velay, emportée soigneusement, religieusement, afin de trôner sur la table de nuit du gîte douillé.

La nuit se passe sans encombre pour les pilotes tandis que les mécaniciens, prodigieux artisans, réalisent des prouesses pour remettre d'aplomb ce qui avait pris du plomb... dans l'aile ou ailleurs. Tout ne se passe pas comme prévu pour tout le monde.

La pelouse tremble (pas celle là, l'autre...). C'est la déroute. La situation empire au fil des minutes qui s'écoule. Elle s'aggrave. Les 100 jours ne furent qu'une franche rigolade à côté de cette débâcle. La campagne de Russie une promenade de santé. Le PSG enfile les buts avec une facilité déconcertante. Bastia signifie Titanic en corse. Le serveur d'un excellent restaurant de la place de Dijon, n'ayant pas été prévenu de l'origine mythique d'Olivier P., ne prend pas garde ni au score de ce match inintéressant pour le commun des mortels, ni ne fait davantage de cas de ce client au physique sympathique. Et là c'est le drame ! Il vient d'ailleurs de déposer un congé de maladie de 97 jours suite au harcèlement moral opéré. En même temps merde ! 4 à ZERO !!!... il aurait pu se méfier !!!
QUATRE à ZERO devant des millions de téléspectateurs.
C'est comme écouter trop de Wagner...

 

Malgré cette cuisante défaite, le lendemain le jour se lève.
Les corses auraient juré la veille que ce ne serait pas le cas... et pourtant ! Si !

Et, comme pour fêter cela, il fait beau !

Le soleil doit être supporter du PSG...

Inondation de ciel bleu, soleil radieux, température en hausse tout au long de la journée avant qu'elles ne rebaissent.
Les Fun Cup s'alignent au petit matin pour la première course.

Un très beau départ pour la 140 qui prend l'avantage, sur deux tours, puis s'installe derrière la 275.
Le rythme de l'ensemble du plateau est bien soutenu ce qui inquiète Marc O. P. C'est ainsi quand on tchatche mieux qu'on ne pilote. Alors que son associé est si mesuré.

Le troupeau s'étire gentiment. On ne déplore aucun grabuge sur ce lancement parfaitement effectué. Les pilotes, même si l'appellation est usurpée pour certains, s'amusent. C'est l'essentiel !

La course est très sympa.
Nous assistons à de belles passe-d'armes.
Des freinages tardifs.
De beaux piqués.
Salto.
Certains mettent en place des stratégies de ravitaillement. Parfois bonnes. Parfois moins bonnes. Voire mauvaise.

De belles batailles entre les meilleurs. De belles batailles entre les moins bons. De belles batailles entre les moyens.

Et le drapeau à damier flotte au dessus de la 261 de Defi Baticonfort qui s'impose tout juste devant la... 140 de SPEBI !!!
La foule en liesse envahit littéralement la piste. Les tifosi de Jean Pierre R. ayant fait le déplacement depuis la place Saint Marc (pas celle de Venise, celle de la lessive !) sont ravis. Onze ans pour décrocher une 2ème place... cela valait la peine d'attendre. Il aura fallu beaucoup moins de temps à Vincent R. mais tout le monde ne peut pas être l'aigle du Puy...
La 199 du Groupe Lemoine est 3ème tout juste devant la 274 d'Allure et la 59 de AC Motorsport.

A peine le temps de se remettre des émotions.
Comprenez à peine le temps de manger...

Nous repartons gaiement pour la deuxième course.
Ordre de départ inversé par rapport à la première course dans le respect des chapeaux : facile ! Soit la 219 de TFE au départ, puis la 56 de M3M PVI, la 206 de DEFI 4, la 274 etc...

Les voitures s'élancent en pleine période de somnolence post prandiale. On se demande parfois si certaines voitures sont équipées de pilotes. On pense à Choupette... Les meilleurs prennent un départ canon.

Largement meilleur que les moins rapides. C'est le cas pour la 219, la 56, la 274... normal ils étaient devant. C'est le cas pour la 261... normal il y a Julien dedans. Donc tout est normal.

Beau départ.
Normal.

Parti 20ème, Jean Pierre R. rend la voiture 6ème : il ne roule pas à Dijon, il vole à Dijon ! Sublime ! Le soleil brille de mille feux. Il fait chaud. Dans les voitures il fait très chaud. Ce qui explique les difficultés pour certains pilotes souffrant terriblement de cet excès. Nous entendons d'ici les railleries : non ce ne sont pas seulement les pilotes victimes d'une surcharge pondérale localisée autour du nombril !

Cette après midi de bourgogne répond à toutes les attentes en terme de plaisir et de beauté du spectacle.
Ainsi lorsque le dernier tour est annoncé l'ensemble du plateau arbore un sourire éclatant, sauf pour Kiki.

La 261 l'emporte de 0,661 seconde sur la 219.
La 150 d'Allure qui avait changé de stratégie termine troisième.
La 275 est quatrième tout juste devant la 140. Il ne faut pas qu'ils s'habituent trop aux podiums...
La 60 est sixième grâce à la petite touche portugaise, précédant la 135 des Eagle Driver.

Le petit Jean Pierre M. nous a instamment demandé de notifier dans le compte rendu le résultat de la 165 dans la deuxième course qui termine 13ème, alors que la 193 de Tetris n'est que 15ème. Cela méritait d'être souligné effectivement. Si vous avez vous aussi des comptes à régler n'hésitez pas à nous en faire part nous en ferons largement échos dans ces compte-rendus.

Comme souligné précédemment, la joie est sur tous les visages, ressemblant davantage au PSG qu'à Bastia.
L'impatience malgré la fatigue est déjà là... vivement le Val de Vienne !!!

Nous avons failli oublier...
Avec 4 à 0, c'est définitif, sûr, certain, catégorique...
Olivier P. n'est plus corse : il est bien des Sables d'Olonne !

 

COURSE 1

PODIUM
FUN CUP
GÉNÉRAL 1

1 - 261 - DEFI-BATICONFORT
2 - 140 - SPEBI
3 - 199 - GROUPE LEMOINE

PODIUM
FUN CUP
CORPORATE 1

1 - 202 - ORHES-STEPHYA
2 - 118 - L'EQUIPE
3 - 268 - FINANCIERE DE L'EUROPE

PODIUM
FUN CUP
MEDIAIRE 1

20e - 181 - DEFI 3
21e - 71 - ZOSH S-TEAM
22e - 196 - ORHES EMC SYSTEMIC

PODIUM
FUN CUP
LUCKY 1

38e - 142 - LES OPALINES
35e - 42 - SEXY VROOM
34e - 911 - SPI

COURSE 2

PODIUM
FUN CUP
GÉNÉRAL 2

1 - 261 - DEFI-BATICONFORT
2 - 219 - TFE
3 - 150 - ALLURE TEAM 1

PODIUM
FUN CUP
CORPORATE 2

1 - 202 - ORHES STEPHYA
2 - 117 - UNIGHTED
3 - 118 - L'EQUIPE

PODIUM
FUN CUP
MEDIAIRE 2

20e - 259 - SKR MAC DO
21e - 206 - DEFI 4
22e - 196 - ORHES EMC SYSTEMIC

PODIUM
FUN CUP
LUCKY 2

38e - 59 - AMC MOTORSPORT
35e - 911 - SPI
34e - 179 - ZOSH MTG