Les 2 x 3 heures de Magny-Cours
22 juin 2014

Éblouissant ...

Le dimanche 22 juin, alors que c'est la fête d'un célèbre acteur français qui connu un petit succès dans les années 80, les Mitjet 2L sortent des boxs.
Rutilantes.
Affutées comme des lames de Damas.

Du côté des pilotes, ils ne le sont pas moins. Mais c'est irrégulier. Rutilants... certains. Affutés... peu.
Quelques pilotes accusent le coup en enchainant Fun Cup et Mitjet.
Exercice réservé à une élite physique.
Les Navy Seals du sport automobile.

En ce qui concerne la réalisation des essais, il est des équipages qui souhaitent afficher clairement leurs prétentions.
C'est le cas pour la 22 de VIP Challenge.
La 999 de TFE devance la 71 de DNS de l'épaisseur d'un cheveu.

Au fur et à mesure de la séance les chronos s'accélèrent.
Le début des essais étant à 8h, tous les métabolismes ne sont pas encore à 100% de leurs capacités. La mécanique interne chauffe doucement...
La 44 et la 42 de MT Racing sont parfaitement synchros, avec un petit centième de seconde qui les séparent.
La 164 de Delorme Compétition est dans le match avec le sixième temps.
La température est déjà très élevée.
Le soleil chauffe très fort, haut dans le ciel.
Certains animaux, malgré l'heure matinale, cherchent déjà de l'ombre.
L'horizon surplombant l'asphalte est troublé par la chaleur.
Les surcharges autour du nombril vont se payer cash !

L'ambiance est détendue, et chacun s'applique sur ce tracé rapide et complexe. Quatre gros freinages. Des appuis. Grande courbes. Vitesse. Légers dénivelés.
On fait de son mieux. On perfectionne. On apprend.
Le temps du briefing arrive.

L'ensemble des pilotes écoutent religieusement la bonne parole dispensée. Intégrée. Bien intégrée.
Pour combien de temps ? Le casque constitue une barrière neuronale extraordinaire qui permet même d'enlever de l'intérieur du cerveau des informations acquises en état de conscience. Sorte de machine à trou noir.

Absolument parfait ...

Par chance cela met un peu de temps à agir... du coup le départ de la première course fut absolument parfait en tout point.

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Dès le drapeau vert agité, c'est la 22 qui en profite pour s'échapper. Derrière la bataille fait rage avec 9 voitures dans un mouchoir de poche pantalon S : la 71 en leader de ce groupe, 44 et 42, la 46 des Baby Vroum, la 93 de BullFight, la 999, la 64 de VIP, la 70 E-Race et la 100 d'AGS Events.

On est parti pour 3 heures d'endurance.
Même si tout ressemble à un sprint...

La 69 du Jejetho Racing tient le rythme à une courte distance et grâce au talent d'un panneauteur de l'Algarve hors pair venu spécialement pour l'occasion.

Par décence pour la famille et l'entourage des pilotes, aussi afin de ne pas nuire à leur réputation au sein de leur entreprise (certains collaborateurs pouvant tomber sur cette feuille de chou), nous ne vous parlerons pas des performances de la 99 de Sp... Même Jean Pierre R. a préféré s'abstenir, refusant d'être associé à cette déroute qui n'est pas sans rappeler celle de 1812 à l'Est...

Les stratégies se mettent en place afin de tirer le meilleur des ravitaillements et des safety cars.
Les pilotes leaders cèdent leur place au premier relais. Les contours de la course prennent une forme un peu plus précise.
Quatre voitures ne lâchent rien : la 64, la 46, la 71 et la 22.
A un jet de pierre, la 70, 44 et 42 sont à l'affût.
La 93 abandonne suite à un sérieux accrochage.
Pour la 77 de Tetris, notre Franck E. favori est sauvé par le retour de Franco L., qui nous a ravi de sa présence. Tous les espoirs de Franck reposent désormais sur ce dernier.
Au final la 46 ne pourra revenir sur la 64 et terminera, à 7 secondes derrière, sur la deuxième marche du podium.
La 71 elle aura eu raison de la 22 et termine troisième.
La 9 de Sewan est dans le top ten pour la plus grande joie de nos deux compères.
Respiration !!!
Hydratation !!!
Respiration !!!
La chair souffre...
C'est normal, car elle est faible.
Sustentation.
Et retour dans le baquet.

14,7 gouttes d'eau, venues du ciel, ont tenté de semer le trouble.
Néanmoins pour le départ de cette seconde course de trois heures, il fait chaud. Et beau.
Mais très chaud.
Très très chaud.
Les pilotes sont marqués.
Le pire est craint.

Très, très chaud ...

La grille de départ est déterminée par l'arrivée de la course précédente mais inversée.
En pole nous trouvons la 5 de France Toner et la 100 d'AGS puis la 97 Orhès Carrera et la 27 EPRIM SKR pour la deuxième ligne.

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Le peloton s'engage derrière le leading car pour le tour de lancement.

La tension est comme Tabata... palpable !
La rampe de phares s'éteint.
Le leading car s'efface, et cède la place à la meute.
Des bisons aveuglés.

Le trouble est jeté durant deux tours.
Intervention du safety car.
Les choses rentrent dans l'ordre.

La course prend un cours normal.
Parmi les leaders, se placent la 71, la 70, la 44, la 164... douze voitures sont dans le même tour après une heure de course.

La chaleur est terrible ! Elle joue sur les hommes, mais aussi sur les mécaniques.
Les voitures souffrent doublement : de la chaleur et de leurs pilotes. Certains sont plus tendres que d'autres. En même temps c'est amusant de faire décoller les autos sur les vibreurs !!!
Les pilotes les plus patients, expérimentés, ont joué la patience... et du coup sont sortis indemnes des frictions.
C'est le cas de la 46 qui recolle peu à peu au trio de tête ; de la 69, ou de la 917 d'Orhès Systemic.
Changement de pilotes. On respire. On cherche de l'air. Oxygénation des terminaisons cérébrales.

Quel pied !

Durant la deuxième heure les choses se passent sans grand changement : la 71, la 44 et la 64 tiennent les commandes.
Un trio de poursuivants à leurs trousses : la 46, la 42 et la 999, qui revient de loin.
La 77 victime d'une casse de transmission abandonne tout espoir alors qu'ils étaient septième.

Durant la dernière heure, la pression remonte d'un cran.
Les assauts augmentent. On joue la dernière chance.
A corps perdu dans la bataille.

La 44 met tout son poids dans la balance. Pourtant cet équipage est quasi parfait avec le grand Gérald R. entre le siège et le volant. Le jamaïcain de Dijon ! L'élégance de la Mitjet ! Mais cela n'a pas suffit.
La 71 de DNS s'impose avec une avance de quasi 6 secondes.
Une fraction plus loin arrive la 64 de VIP avec la 46 collée à ses roues, 4 secondes derrière. Soit en fait au pied du podium. C'est la dure loi du sport, tant que le podium à quatre marche n'a pas été homologué, sinon ça s'appelle l'Ecole des Fans. Mais Jacques Martin n'est plus. Sic !

Pour le quinté il vous fallait jouer la 999 de TFE, et comme personne ne l'avait mise là, la cagnotte est remise en jeu pour la prochaine.
La 42 termine sixième devant la 100 d'AGS, même si Nico ne répond jamais au téléphone.
La 69 s'est bien appliquée, panneautée dans le bon sens, et termine huitième, et Jérôme est content.
Deux Orhès suivent, 917 et 97, pour les places 9 et 10.

 

Podium Mitjet 2L - Magny-Cours 2014PODIUM
MITJET 2L
COURSE 1

1 - 64 - VIP CHALLENGE 2
2 - 46 - BABY VROOM
3 - 71 - DN'S RACING

Podium Mitjet 2L - Magny-Cours 2014PODIUM
MITJET 2L
COURSE 2

1 - 71 - DN'S RACING
2 - 44 - MT RACING 2
3 - 64 - VIP CHALLENGE 2

L'après midi touche à sa fin.

Les pilotes sont épuisés mais contents.
Une bien belle quatrième course pour cette deuxième saison de Mitjet 2L endurance.

L'été va permettre de refaire une beauté d'ici septembre... et pour certaines ce n'est pas dommage.

Pour les pilotes repos et baignades avant de retrouver le magnifique Circuit du Castellet, Bandol, Sanary, la mer, le Bard'O...